Quoi qu'il se passe, surtout quand il ne se passe rien, je réfléchis, je rumine, je juge, j'analyse, je me demande si.
Les situations heureuses ou malheureuses, telles une rencontre ou un deuil, sont le terreau de la prise de tête. Mais, en général, toute situation nouvelle et imprévue, donc angoissante, est prétexte à cogitation.
Une rumination trop intense paralyse la réflexion, au point qu'on ne distingue plus ses vrais soucis des peccadilles. Notre système de pensée tourne alors à vide, ce qui est fatigant et déprimant, pour nous comme pour nos proches. Les personnalités obsessionnelles auront alors du mal à passer à l'action, alors que les personnes imaginatives, plus impulsives, prendront des décisions irréfléchies.
Ce qu'on prend pour une injustice est souvent le reflet d'un manque facile à combler. Encore faut-il prendre du recul pour le déceler. Au travail, le fait de n'avoir pas obtenu un poste signifie peut-être que l'on n'a pas encore la compétence nécessaire. On peut alors suivre une formation dans ce sens. De la même façon, un régime viendra à bout du kilo superflu qu'on s'obstine à caser dans un 38 en pestant : "Ce qu'il taille petit, ce jean !!!"
(suite au post suivant - ne ruminez pas trop en attendant ! )

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