... qu'en pensez-vous ?
Existe-t-il vraiment des amours impossibles ?
Je ne parle pas, bien entendu, de déviances qui - pour moi - ne sont d'ailleurs pas de l'amour (la pédophilie, par exemple). Je ne parle même pas des amours dont la mort a mis un terme à la relation. Je reste basique et ne fais allusion qu'à l'amour qui porte un être humain vivant vers un autre être humain vivant.
Pour moi, l'impossibilité n'existe que parce que nous posons nous-mêmes des limites. Dans l'absolu, l'impossible n'existe pas : c'est nous qui le créons. Par nos exigences, par notre étroitesse de vue, par les limites de notre éducation ou culture, par paresse, par lâcheté, par goût du confort, etc... Les raisons ne manquent pas !
Alors ? Existe-t-il vraiment des amours impossibles ?

Ciel bleu nuit. Un soir de décembre. Les lumières scintillantes de la ville se reflètent dans l'eau du fleuve. Un pont. Un homme, une femme. Le bruit de la circulation leur parvient assourdi. Enfermés dans leur propre univers, ils n'ont d'yeux l'un que pour l'autre. Etrange voyage que celui de leur rencontre. Mais peu importe. Enlacés, complices, unis, ils apprécient la présence de l'autre comme un cadeau du Ciel.
Lorsqu'on fréquente une entreprise depuis 10 ans, on en maîtrise les us et coutumes. Mais avant d'atteindre ce degré d'intimité, le jour où vous arrivez dans un boîte, une phase d'apprentissage s'impose.
Dire "bonjour".
Là, souci : simple poignée de main, bise, salto arrière ? Dans le doute, on reste plantée tout droit avec un large sourire, dans l'attente d'un mouvement significatif : main tendue, joue tendue, trampoline dans le couloir.
En général, considérant les pertes de temps que cela occasionne, les boîtes ont banni la bise, les pirouettes et même la poignée de main. Et c'est très bien comme ça.
Mais attention, on ne sait jamais : il existe des nostalgiques du frottage de joues, et, si on se planque à 10 mètres en annonçant "J'ai la grippe", ils vont nous taxer de pisse-froid. Bon. Tant pis.
Le truc : à part se parfumer au nuoc-man et afficher une réserve de bon aloi, je ne vois pas. Il faut céder aux coutumes locales. :-)
