Samedi 12 avril 2008


L’hiver est la saison des amours parce qu’on dort beaucoup. Les nuits sont longues, faut bien meubler. Quel rapport avec le sexe ? me demanderez-vous. Dans Lost in Translation, Scarlett Johansson dort en jogging qui poche aux genoux à côté d’un Bill Murray tout habillé. Or, elle parvient à l’affoler rien qu’en lui frôlant le mollet avec sa chaussette de laine vierge. D’autres questions ?

:-)







F. Schmidt, Milady B

par Brigitte publié dans : Réflexions cosmopolites
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Lundi 31 mars 2008

 

 

« J’adore la mode. Tous les mois, je rends mon salaire à Marc Jacobs et Isabel Marant, et « j’oublie » de mettre de l’argent de côté. En revanche, mes parents n’oublient jamais de me rappeler que ce n’est pas avec une 37ème paire d’escarpins que je vais payer ma retraite, « et au train où ça va, tu ferais mieux d’investir dans la pierre plutôt que de claquer tout ton salaire au Bon Marché ». Alors je culpabilise, je me persuade qu’une fille qui n’a que deux pieds n’a pas besoin de 50 paires de chaussures et je place 100 € sur mon Codévi. Que je récupère le mois d’après, parce qu’ils ont reçu la nouvelle collection chez Zadig & Voltaire. Alors je culpabilise dans mon nouveau tee-shirt, etc, etc… » Anonyme, 30 et quelques années.

 

Ca vous concerne aussi si : vous tergiversez cinq jours avant d’acheter une énième robe, puis vous culpabilisez une fois la robe dans votre dressing ; vous mentez sur vos achats et votre salaire ; vous retardez les présentations de votre nouveau fiancé à votre mère, qui aimait tant votre ex.

 

La question à se poser : « De quoi ai-je vraiment envie ? » Que nous enseigne ce témoignage d’une personne que je connais bien (bon, d’accord, c’est moi) ? Que cette personne a une penderie rebondie comme une fesse de Thierry Henri ? Même pas tant que ça (là, deux copines quittent la pièce en s’essuyant les yeux d’hilarité). Ce que l’on doit retenir de cet aveu, c’est que l’on est tiraillée entre son désir et son éducation. Et un peu le regard fou de son banquier, aussi.

Ca s’appelle la culpabilité, ça fait partie de l’être humain et il est illusoire de prétendre s’en affranchir. On peut néanmoins vivre avec, en l’assumant. Et pour ce faire, commencer par oublier certains principes de son éducation.

Elargissons l’exemple : il se peut que des règles telles que : « Une fille bien doit se marier/ avoir des enfants/ avoir un métier stable » aille à l’encontre de nos désirs profonds. Le fait de les transgresser culpabilise, car on craint d’être jugée, voire rejetée. Mais cela évite aussi le regret, la frustration et l’aigreur.

 

Prendre conscience de ses ambivalences permet de moins en subir les effets. A condition d’affirmer ses décisions : « Maman, Papa, je préfère claquer mon salaire en escarpins dorés qu’en PERP, c’est comme ça. » Assumer, c’est donc accepter d’être parfois la « mauvaise fille », ne pas se laisser croquer par le regard de l’autre, bref, continuer d’être vivante.


 

F. Schmidt, Milady B






par Brigitte publié dans : Réflexions cosmopolites
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Samedi 15 mars 2008

 

 

Je pensais perdre du poids

 

 

Je voyais ça comme ça : Quand on dîne seule, on se néglige, on ne cuisine pas, on goinfre debout devant le frigo un demi-taboulé et une boîte de haricots froide. Une hygiène de vie lamentable qui pousse à engranger des tas de kilos superflus. A deux, on se discipline, on se prépare de vrais repas équilibrés, on s’échange les recettes, bref on s’entraîne dans la joie et la bonne humeur.

 

 

Mais surprise : Désormais, mon frigo est plein de rillettes, de charcuterie, de fromages. C’est tentant. Et bien pratique à grignoter debout. Et puis, cuisiner pour deux, forcément, c’est deux fois plus fatigant alors qu’une pizza dans le canapé, c’est vachement convivial. Bon, de temps en temps, on se la pète romantique, on se prépare un vrai dîner, on sort nos plus chouettes recettes.

 

 

Le bilan : Comme on épate plus facilement avec un pavé à la crème qu’avec un bol de carottes râpées, j’ai pris quatre kilos. Chéri aussi. Dans la joie et la bonne humeur, en effet, mais quatre quand même.

 

:-)

 

 

 

 

 

S. Hénaff, Milady B

 

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par Brigitte publié dans : Réflexions cosmopolites
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