Quoi qu'il se passe, surtout quand il ne se passe rien, je réfléchis, je rumine, je juge, j'analyse, je me demande si.
Les situations heureuses ou malheureuses, telles une rencontre ou un deuil, sont le terreau de la prise de tête. Mais, en général, toute situation nouvelle et imprévue, donc angoissante, est prétexte à cogitation.
Une rumination trop intense paralyse la réflexion, au point qu'on ne distingue plus ses vrais soucis des peccadilles. Notre système de pensée tourne alors à vide, ce qui est fatigant et déprimant, pour nous comme pour nos proches. Les personnalités obsessionnelles auront alors du mal à passer à l'action, alors que les personnes imaginatives, plus impulsives, prendront des décisions irréfléchies.
Ce qu'on prend pour une injustice est souvent le reflet d'un manque facile à combler. Encore faut-il prendre du recul pour le déceler. Au travail, le fait de n'avoir pas obtenu un poste signifie peut-être que l'on n'a pas encore la compétence nécessaire. On peut alors suivre une formation dans ce sens. De la même façon, un régime viendra à bout du kilo superflu qu'on s'obstine à caser dans un 38 en pestant : "Ce qu'il taille petit, ce jean !!!"
(suite au post suivant - ne ruminez pas trop en attendant ! )

Vous n'êtes pas là pour raconter vos problèmes, vous plaindre et râler. Si vous tombez sur le râleur de service, que ce soit au bureau ou dans une soirée, que faites-vous ? Vous l'évitez. Si vous voulez qu'on vous remarque et que l'on ait envie de vous embaucher, réinviter, etc..., il vaut mieux vous montrer positif(ve). Parlez de vos vacances au soleil si bénéfiques plutôt que du buffet immangeable.
Les gens que l'on remarque sont, la plupart du temps, de bons vivants qui savent profiter de la vie et qui évitent de se prendre la tête. Comment font-ils ? Ils ne prennent pas les choses, ni eux-mêmes, trop au sérieux. Ils vivent l'instant présent. Le passé, on ne peut pas le changer, le futur n'existe pas encore, alors à quoi bon se gâcher la vie ?

L'amour n'est pas une histoire de toujours...
Passer par la colère, le mépris, la tristesse permet de se séparer de sa séparation.
Prendre le temps digérer son échec précédent.
Si on veut que notre nouvelle histoire se passe "autrement", il faut se demander : "Qu'est-ce que je veux et ne veux plus accepter ?", "De quoi ai-je besoin ?", "Que suis-je prêt(e) à donner ?". Or, on veut souvent aller trop vite.


