Mettre le bouillonnement de mes pensées en mode Arrêt. Sortir sur la terrasse et prendre un grand bol d'air frais. Face au silence apaisant de la nuit et à l'immensité de l'univers qui se déroule devant moi, remettre chaque chose et chaque personne à sa bonne place.
Il y a les petites contrariétés et les gros problèmes. Ce qui se présente à moi aujourd'hui relève de la petite contrariété. Il fût un temps où cela aurait été un gros problème mais là, non. Aucune raison de me prendre la tête avec ça.
Il est largement temps que les routes se séparent et je n'ai que trop tardé à mettre le point final. J'aurais dû le faire le jour où je l'ai verbalisé, cela aurait été une sage et courageuse décision. Je n'aurais pas dû attendre car cela n'a strictement servi à rien sinon à retarder une échéance qui était inéluctable. Je le savais, même confusément, mais je refusais de l'accepter croyant que tout pouvait encore changer. Espérant mais sans y croire vraiment tout au fond de moi.
La page se tourne d'elle-même, presque malgré moi, et je me sens enfin libérée.
Décidément, je vis une période très particulière de mon existence...
Vous allez finir par croire que je paie pour ça mais, vraiment, je vous assure que non ! :-)
Saveur Tendresse a eu l'honneur d'un coup de projecteur chez Malaïka. J'ai déjà eu l'occasion de vous parler d'elle ici - ma presque jumelle. ;-)
Mais vu la qualité de son blog, il n'est pas superflu de vous inviter à nouveau à aller y faire un petit tour - surtout si vous ne connaissez pas.
La femme aux mille visages te dis un grand merci Malaïka. :-)
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Par ailleurs, je ne sais pas ce qui se passe en ce moment mais je croule dans ma vie professionnelle sous les compliments qui me viennent de toutes parts et surtout des personnes les plus improbables. Notamment de la part des big boss. Est-ce mon départ imminent qui fait que les masques tombent, qu'on ose dire que vous êtes appréciée, qu'on reconnaît vos compétences et vos qualités ? Allez savoir ! Mais je dois avouer que c'est très gênant pour ma modestie. :-)
Le pompon ayant été atteint hier avec mon futur chef qui m'a appelée pour prendre de mes nouvelles (?!) alors que, finalement, on ne se connaît pas ! On a discuté une bonne demi-heure au téléphone. Il m'a - entre autres - expliqué pourquoi il m'avait choisie moi et pas l'autre personne avec qui j'étais en balance. J'ai donc appris qu'il l'avait rencontrée avant moi et qu'il avait quasiment décidé que ce serait elle qu'il choisirait. Il m'a donc vue pour l'entretien sans vraiment y croire, juste une pure formalité, son opinion ayant été faite. Et là, coup de massue ! Il découvre Brigitte et "ce petit plus qui a fait toute la différence" (je le cite). Et le reste de la conversation s'est déroulée sur un panégyrique de mes qualités tant professionnelles que personnelles (celles qu'il a constatées et celles que tout le monde lui a rapportées). Je ne savais plus où me mettre ! Heureusement qu'on était au téléphone et qu'il ne voyait pas ma tête ! Le summum ayant été atteint quand il m'a dit : "il paraît qu'on a tous un alter ego professionnel. Je pense que vous êtes celle-là pour moi".
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Gloups ! Là je lui ai carrément dit que j'étais vraiment très touchée mais que j'espère surtout ne pas le décevoir parce que la barre est placée très très haut ! 'Tain, le défi ! J'ai vraiment intérêt à être à la hauteur et à assurer un max !
A part ça, j'ai la joie de vous annoncer que ledit futur chef est non seulement charmant ("mignon" dirait une collègue envieuse :-) mais aussi sympa, simple et adorable. Et gros bosseur mais ça me fait pas peur. :-) J'aurai certainement l'occasion de vous en reparler. En tout cas, je pars l'esprit serein car cela se présente sous les meilleurs auspices ! :-)
Tout ça donc pour dire que mes chevilles vont bien mais qu'il faut rester vigilante pour garder la tête froide et ne pas prendre le melon en ce moment ! :-)
A l'époque, c'était un jeune homme honnête à l'avenir prometteur. Il la traitait avec courtoisie et respect. Mais qu'avait-elle imaginé lorsqu'elle le regardait, quand elle observait ses traits, quand elle avait laissé ses mains se poser sur elle ? Quels avaient été les rêves qu'elle avait voulu partager avec lui ?
Si elle l'avait su un jour, elle l'avait maintenant oublié.
Rêver... Elle avait l'impression d'avoir passé l'essentiel de sa vie à rêver d'ailleurs.
A. Perry, Milady B




