... sur des sales types
« Tout allait bien entre Benjamin et moi : j’étais folle de lui, on partageait tout, on avait les mêmes goûts, les mêmes désirs, les mêmes projets. Et puis un jour, sans prévenir, il m’a quittée pour une autre. Qu’il voyait depuis six mois. J’ai mis presque un an à m’en remettre. Alors du coup, aujourd’hui, quand un homme me fait des promesses, j’ai comme un doute. Je m’amuse, mais je ne m’attache pas. C’est là que les ennuis commencent. Peut-être suis-je devenue cynique, mais les histoires d’amour, je n’y crois plus ».
Ca vous concerne aussi si : Quand un homme ne vous rappelle pas dans les 24 heures, vous en concluez que c’est – encore – un pauvre type ; au 1er rendez-vous, vous disséquez tous ses regards, ses silences, ses battements de cils ; vous draguez toujours avec une copine, ça vous donne de l’assurance.
La question à se poser : « Comment je les choisis ? » La 1ère des questions étant : « Ai-je vraiment envie de rencontrer quelqu’un ? » Et non pas : « Ma mère/mes copines mariées/la fille de la pub Pronuptia, cette garce, ont-elles vraiment envie que je rencontre quelqu’un ? », ce qui n’est pas tout à fait la même question, ainsi que les plus perspicaces d’entre vous l’auront remarqué.
Revenons à la question : fait-on des efforts pour rencontrer quelqu’un ? Le fait de traîner en
pyjama devant Meetic ou de sortir avec ses copines pour débattre sur le thème « Les mecs, tous des, hips, salauds » autour d’un vodka-pomme ne compte pas. Pas plus que le fait d’engager
la conversation avec un être humain moustachu non bagué par : « Moi c’est Nadège, et toi, le mariage, pour, contre ou NSPP ? » Non.
Faire ce qu’il faut pour rencontrer quelqu’un de bien, c’est : être souriante et avenante, sans pour autant que notre aura chante la Marche nuptiale de Mendelssohn dès qu’un homme nous
demande l’heure, être naturelle (mais un minimum coiffée), cultiver un centre d’intérêt qu’on aimerait trouver chez son Futur et qui permette le cas échéant de le rencontrer, demander à ses amis
de nous présenter des gens, s’aimer soi-même, flirter, avoir des convictions un peu souples – comprendre : ne pas repousser d’emblée un fan de Scorcese sous prétexte qu’on n’aime que Coppola
-, accepter les invitations, même aux soirées où l’on ne connaît personne. Ce ne sont que des exemples, bien entendu.
:-)
F. Schmidt, Milady B
Disputes, rancoeurs, jalousie et table jamais débarrassée par certains sont autant de toxines qui encrassent le couple.
Jeûner pour connaître ses dépendances
En détox classique. C’est, comment dire, ne plus manger. Du tout. Pendant quelques jours, afin que l’organisme capte toutes les dépendances dont il est l’esclave : le téléphone, le chocolat, la télé, le boulot, la cigarette, l’ordinateur, non, pas l’ordinateur ?!? Si, l’ordinateur.
En détox amoureuse. Pour arrêter de se disputer, c’est très simple, il suffit de ne plus se parler. Oh, ça va, on rigole ! De la
même manière qu’un jeûne classique doit être progressif, pour ne pas agresser l’organisme, vous devrez arrêter de vous disputer doucement, par paliers de décompression. Le 1er jour,
abstenez-vous de lever les yeux au ciel dès qu’il ouvre la bouche. Je sais, c’est dur, mais à force de volonté, on y parvient. Le 2ème jour, pourquoi ne pas commencer la journée par un
« bonjour », plutôt que de lui faire remarquer sur un ton de syndicaliste énervé que le tube de dentifrice ne va pas se reboucher tout seul ? Maintenant que vous avez atteint un
bon niveau, ajoutez « Chéri » à la fin de vos phrases, et même, toutes les fantaisies sont permises, « S’il te plaît ».
:-)
F. Schmidt, Milady B
Bien souvent, on s'accroche à l'homme, on ne veut pas qu'il nous quitte, on ferait tout pour le garder. Mais, parfois, il arrive
juste le contraire : on aimerait bien qu'il débarrasse le plancher et vite encore. De l'art d'être odieuse et de le faire fuir... (je sais, je suis en train de casser mon image de gentille
donzelle mais, que voulez-vous, même la lune a une face cachée... ! :-)))
« A 40, tu passes la 3ème ? » Ricaner quand il conduit ou éventuellement fignoler à coups de conseils reste le moyen le plus efficace d’obtenir une dispute monumentale, avec menace de rupture à la clé. Quelques fondamentaux pour la route : « Ils étaient en option, les clignotants ? », « Eh ben, à cette allure, tu ne risques pas de la casser, ta Peugeot », « Il est pas à un mètre du trottoir, ton créneau ? ».
« Oh, mais c’est juste un bobo ! » Ne jamais minorer l’intense souffrance de l’homme blessé, enrhumé, courbatu, un peu ballonné. L’homme est très résistant à la douleur. Dans les films, quand le héros se fait extraire une balle de l’épaule avec un Opinel rouillé, Amour le trouve un peu douillet d’avoir besoin de mordre dans un bâton. Amour est fort. Alors, là, s’il se plaint, c’est qu’il a vraiment très mal, on devrait le comprendre, et, puisque c’est comme ça, et qu’on n’a pas de cœur, il retourne chez maman. Na.
« Rien, rien, ça va. » Depuis deux jours, on ne prononce plus un mot, on se contente de soupirer d’un air excédé en levant les yeux au ciel et en lui envoyant la porte sur le nez. Et, quand l’homme, rassemblant toute sa patience et tout son courage, nous demande si ça va mon minou t’as l’air grognon, on nie en bloc. Et dans l’heure qui suit, on lui reproche d’en avoir rien à taper qu’on boude, c’est dingue quand même espèce d’égoïste. Répétez le manège quatre fois en trois mois et, si tout va bien, l’homme est parti.
:-)
S. Hénaff, Milady B





