Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort.
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile en dehors.
Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir
Et les vagues jamais ne les ont séparés.
Leur voyage est fini avant de commencer.
Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu'ils ont désappris comment se regarder.
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiments sûrs de ne pas se quitter.
Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux.
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.
Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini
De s'épouser encore, chaque jour de leur vie
Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.
Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout mais plus graves et plus forts.
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.
Je connais des bateaux qui reviennent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour
Sans jamais replier leurs ailes de géant
Parce qu'ils ont le coeur à la taille d'océan.
N. Guilleux, Milady B

Commentaires
mon bateau à moi est à nous ... la voile toujours prête, qui parfois reste au port,
à la cale chargée d'amour pour de la vie faire le tour !
amitiés
En plus, tu es poète !
Bien amicalement Marie-Claude
Bises maritimes Brigitte
Bises marines Enroël
Que le vent te soit propice, Chère Fabienne !
bonne journée
Hé bien après 4 exemplaires, j'ai bien compris, en effet, que tu apprécies ta solitude, Domi ! :-)
Heureuse nuit à toi
Bises lointaines.
Plutôt bien trouvé, Dana ! :-)
Bises du large
bises
Bises aussi Chrysalide
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article



Bisous de breton...
Grib...
Bises du Sud-Ouest Grib