Navrée de déranger une si belle soirée.
Ton costume de marié est fait pour épouser mes regrets.
Ne crains rien de moi : je ne troublerai pas ton bonheur qui commence où finit ma joie.
A quoi bon te dire que la vie n'est possible qu'avec toi ?
Si une heure, un soir, on pouvait se revoir...
Il faut me pardonner : je ne me suis pas encore habituée.
Non, non, ne parle pas !
Fais quelque chose, ne me laisse pas m'en aller comme ça !
Navrée d'avoir dérangé une si belle soirée.
Je suis venue avant tout pour te demander, non pas de revenir, seulement de ne pas sourire.
Ne pas sourire...
M. Polnareff, Milady B.

Commentaires
Au-delà de la "force", c'est bien souvent un besoin de voir, de savoir qui relève du masochisme. Connais-tu la chanson interprétée par Patricia Kaas mais écrite par le grand J.Jacques Goldman : Je voudrais la connaître ? Ca relève du même élan ici.
Bises amicales, Thalie.
comme çà à froid? Je le froisse son beau costume et par le même coup je lui griffe un peu le visage histoire que l'autre voie bien quelle n'était pas seule sur le coup!
J'ai une amie qui, le soir où son copain lui annonçait que mais oui, je t'aime ma chérie mais... lui a découpé en lamelles les jambes de ses pantalons préférés en se passant en boucle "Désormais" de Charles Aznavour. Pour lui remonter un peu le moral, ma fille et moi l'avons emmenée avec nous en Bretagne et tout au long du trajet elle nous a raconté çà en pleurant et en se mouchant dans son T.shirt, et nous, nous étions pliées de rire en imaginant le tableau: quelle cruauté!
Quelle tigresse ! :-D Il a intérêt à bien se tenir l'autre ! :-)
Sais-tu que j'ai eu peur quand j'ai lu "lui a découpé en lamelles les jambes" ? Heureusement que j'ai lu la suite parce que là je me suis dit qu'elle avait fait fort, dis donc ! :-)
C'est vrai qu'on aimerait ne pas savoir. Mais, parfois, par masochisme pur on veut quand même savoir...
Bonne fin de week-end, Petit Ange.
Malek Haddad, "Je t'offrirai une gazelle", page 44, Paris, Julliard, 1959.
Oups ! belle chanson de Polnareff ...
Oups ! que difficile ce doit être ...
Oups ! nous avons des douleurs et des questions qui se ressemblent ....
Oups alors ! ;-)
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Je comprends - ô combien - ce que tu veux dire, Fab. Que l'autre soit heureux, ça oui. Sans nous ? Ah non ! Et pourtant... On ne peut pas retenir les gens et l'amour (même immense), parfois, ne suffit pas. Alors, il ne nous reste plus qu'à l'imaginer rire, vivre, aimer ailleurs. Et ça, ça te bouffe. Lentement, silencieusement, insidieusement.
Bises amicales à toi.